Peut-être n'est-on d'autres pays que celui de son enfance. Le païs de Micheline Boussuge, dernière née d'une famille de cinq enfants, était une petite forme d'altitude, dans le Cantal.
La Grande Guerre occupait alors tous les esprits. Ni l'eau courante, ni la radio, ni aucun des objets du confort moderne n'était là. Mais le bonheur d'être consolait de toutes les rudesses.
Lorsque Micheline était petite, son père, aiguillon en main, labourait encore la charrue, tirée par deux belles Aubrac. Ses enfants le suivaient à l'occasion, et leur chèvre, qui préférait le chocolat à l'herbe fraîche. A la communion des enfants, l'oncle Adolphe prenait les photos. A la noce de son frère Jean, un accordéoniste menait le cortège. Et l'on passait tout un hiver à tricoter des gants au crochet pour s'offrir une veste groseille digne de la foire de Saint-Flour.
Et puis le père a vendu ses boeufs, et les petits cousins sont devenus des hommes. Il a fallu dire adieu au païs. Adieu... ou au revoir ?
Cinquante ans après, la forge paternelle souffle encore dans la mémoire de Micheline. Elle lui raconte en occitan l'histoire d'une jeunesse "cantalou", enfouie sous si peu de terre qu'une simple promenade la ramène à la surface...
 

Adieu lou pais de Micheline Boussuge

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